Wamama Tuende mbele ! |
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Décembre 2010 Une émission communautaire faite par les femmes et avec les femmes du Sud Kivu. Un projet 3TAMIS – No télé C’est le 1er décembre que nous arrivons à l’aéroport international de Bruxelles avec comme destination la province du Hainaut et en particulier la ville de Tournai où nous, 3TAMIS, retrouvons notre partenaire belge, no télé, télévision de la Wallonie Picarde. L’équipe est constituée de 6 personnes : Franck Mweze coordinateur de 3TAMIS, de moi-même, Eliane Polepole, journaliste aux 3TAMIS, accompagnés de 4 femmes qui luttent pour la promotion et le respect des droits des femmes dans la province du Sud Kivu : Solange Lwashiga du Caucus des femmes congolaises pour la Paix, Stella Yanda de l’Initiative ALPHA, Espérance Mawanzo de l’Observatoire de la Parité et Claudia Nfundiko de la CEJP (Commission Episcopale Justice et Paix).
Bukavu avait accueilli du 13 au 17 octobre 2010, des milliers de femmes venues en solidarité avec les femmes congolaises, et spécialement, celles du Sud-Kivu, victimes des violences sexuelles et de violences de tout genre. (Voir article Marche mondiale 2010) 3TAMIS avait alors identifié des femmes leader de la société civile, susceptibles de parler avec d’autres femmes, sur ce thème de la violence faite aux femmes. Pour une question de temps, le montage n’a pu être terminé pendant le séjour de No télé à Bukavu, alors que les femmes et 3TAMIS découvraient progressivement la valeur de cette démarche pendant ces 10 jours de travail intense. Ce fut déjà une fameuse opération menée par Franck et un bel acte de confiance de la part des partenaires officiels belges, que d’avoir réussi à faire venir cette petite équipe en Europe ! Un projet « Kwetu, Kwenu ! » Ce projet « Kwetu, Kwenu ! » est soutenu par Wallonie Bruxelles International - WBI.
Emission communautaire, une réalisation des citoyens avec le soutien de professionnel de la communication : Une première au Sud-Kivu ! notélé a une longue expérience en ce domaine, vous trouverez en bas de page, la description qui en est faite. Une opportunité pour 3TAMIS et les citoyens du Sud-Kivu L’émission communautaire est une opportunité dans notre action car elle renforcera le lien de confiance qui existe entre la population locale et 3TAMIS. Le groupe porteur est privilégié puisqu’il a la parole pour dénoncer ce qui ne marche pas correctement dans notre société. Elle permet aux citoyens de s’exprimer et faire entendre leurs voix partout où ils souhaitent être entendus. C’est important en ce sens que les politiques sont interpellés quand ils auront à suivre les émissions communautaires sur des thématiques qui les concernent directement. La diffusion de cette émission sur les chaines locales et nationales permettra de faire découvrir la nouvelle expertise de 3TAMIS en matière d’émission communautaire. 3TAMIS devrait organiser une soirée débat entre le groupe porteur et les pouvoirs publics ou privés concernés par la situation. Expériences acquises Sur la réalisation d’une émission communautaire Ce que disent les femmes sur leur expérience d’émission communautaire : J’ai aussi découvert que ce n’est pas toujours facile de décrocher une interview surtout en milieu rural. La situation devient encore compliquée quand on est accompagné d’un homme de couleur considéré comme quelqu’un qui a de l’argent. Il y a donc risque de conditionner l’interview par une motivation en argent. Dans pareilles circonstances, c’est question d’user des stratégies pour que la personne à interviewer adhère en lui expliquant davantage l’importance de l’entretien. La communication devient confiante quand celui qui fait les interviews connait la langue du milieu (langue locale). L’autre problème est celui lié aux questions à poser. J’ai constaté qu’il n’est pas facile de poser des questions et surtout celles qui cadrent avec la gouvernance, la paix et la sécurité». Claudia Nfundiko souligne, je cite « le dérushage m’a permis de voir comment on fait le montage, comment les interviews se complètent d’une manière logique même si les interviewés vivent dans des milieux différents ». Espérance Mawanzo et Stella Yanda soulignent de leur coté que cette expérience leur a permis de se rendre compte de la délicatesse du travail de journaliste et elles sont convaincues que cette émission sera un outil de sensibilisation pour les membres de leurs associations et de plaidoyer à mener auprès des autorités. Ressources, difficultés et limite de l’émission communautaire à partir de cette première Formation au montage Avec les conseils de Carole, j’ai affiné ma compétence à l’écriture du récit et son illustration pour faciliter la lecture en allant à l’essentiel, tenant compte des contraintes de la démarche émission communautaire, de l’image et tout cela dans une durée déterminée. Accueil à Tournai, à notélé Une nouvelle fois, tout a été fait pour que nous nous sentions bien malgré le froid polaire, et que cela se passe dans les meilleures conditions possibles que ce soit « au travail » ou dans nos moments de détente. Au nom des invitées, avec Franck qui se joint à moi, je remercie Jean Pierre, Carole, toute l’équipe de notélé, les amis et amies de Belgique pour le temps pris à s’occuper de nous, pour l’investissement financier et institutionnel, pour leur attention à ce que les objectifs soient atteints : la réalisation d’un document important qui fera date, le développement de nos compétences professionnelles, le renforcement d’un partenariat atypique de télévision Sud Nord… Merci à Jean Pierre et à la MHCP pour l’hébergement. Super ! Merci à Anne Dechamps et Christine Favart de WBI pour leur soutien renouvelé à ce projet et leur accueil lors de la réunion institutionnelle WBI No télé et 3TAMIS.
Un sérieux travail a été réalisé en 15 jours. Le groupe a constaté la nécessité de réaliser des travaux complémentaires : interviews ou images d’illustration. Il est prévu que je revienne finaliser le document, cette fois seule, car il s’agit de finition technique. L’émission sera diffusée à Bukavu, dans d’autres régions du Congo et en Europe comme outil de sensibilisation en vue d’interpeller citoyens et responsables politiques sur cette condition humaine inacceptable et les actions à soutenir. Les images, les sujets seront à découvrir au premier semestre 2011 ! Fait à Bukavu, Janvier 2011 Eliane Polepole
"Ca va mieux en le disant" Depuis sa création, la chaîne régionale poursuit sa mission d'éducation permanente en donnant la possibilité au citoyen de s'exprimer librement sur son antenne. Associations, comités de quartiers, groupe de personnes ont la parole. Objectif : défendre et partager un point de vue par rapport à une problématique qui les interpelle. Qu'il s'agisse d'un problème ponctuel ou, de manière plus large, d'un phénomène de société, l'important au-travers de ces émissions est de sensibiliser l'opinion publique et d'amener la réflexion No télé et l’expression démocratique : les émissions communautaires 30 ans après la première émission réalisée par les habitants d’une cité de logements sociaux à Tournai, cette possibilité offerte aux citoyens de pouvoir s’exprimer sans contrainte et en toute subjectivité sur leurs problèmes quotidiens est demeurée intacte et constitue un des plus beaux acquis de la programmation de No Télé. La spontanéité des propos, la vérité crue dans l’expression, l’audace dans la revendication ont fait de ce type d’émission un formidable outil de démocratie directe. D’autant plus que le groupe œuvre à l’élaboration du scénario, réalise lui-même les interviews, les commentaires et participe activement au montage. Le journaliste de No Télé assure l’image et aide le groupe à médiatiser son message. En 30 ans, plus de 200 émissions ont balayé tout le spectre de la vie quotidienne. Des problèmes de logement à ceux de l’environnement, de l’aménagement du territoire à la qualité de la vie, de l’handicap à l’exclusion. Suivies la plupart du temps d’un débat qui met en présence les auteurs de l’émission et les pouvoirs publics ou privés mis en cause, ces émissions constituent sans nul doute le forum cathodique, l’agora électronique auxquels avaient rêvé les promoteurs des télévisions communautaires. La fragilisation de certaines couches de la population, la précarisation de beaucoup de nos concitoyens rendent plus que jamais indispensable l’effort volontariste de No Télé dans l’utilisation par tous de cet outil incomparable de la démocratie participative. |
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Pour connaître No télé : Voir le reportage 3TAMIS sur notélé à Tournai |
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